Materiae Variae Volume IV
Troubadours et juristes de Paul Ourliac
Les enjeux de la légalité dans Phèdre de Ralph Albanese
NOTES
L’APPEL À LA CROISADE DANS DE PASSAGIO TERRE SANCTE LIVRE 4 DE LA FLOS HISTORIARUM TERRE ORIENTIS DE HAYTON L'HISTORIEN
(1) Hayton, Flos historiarum terre Orientis, Recueil des Historiens des Croisades. Documents arméniens t. 2, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1906, p. 255-363, précédée de la version française La flor des estoires de la terre d’Orient, p. 111-253.
(2) Voir à cet effet l’arbre généalogique des Héthoumides chez Claude Mutafian, Le Royaume arménien de Cilicie XIIe-XIVe siècle, Paris, CNRS éditions, 1993-2001, p. 51. Mutafian propose un arbre plus développé dans L’Arménie du Levant (XIe-XIVe siècle), Paris, Les Belles Lettres, 2012, t. 3, généalogie n˚32 : "Les Héthoumides de Lambron".
(3) Hayton, Flos historiarum terre Orientis, éd. cit., p. XXVII.
(4) Voir à ce propos l’article d’Emma Chookaszian, "Les quatre portraits de Het’um II : une nouvelle interprétation du portrait de famille des Het’umides du ms 979 ", L’Arménie et les Arméniens, entre Byzance et le Levant, Mélanges offerts à Gérard Dédéyan, vol. 1, Presses universitaires de la Méditerranée, 2023, p. 161-162. Voir aussi Claude Mutafian, "Entre le trône et la couronne : Het’oum II roi d’Arménie (1289-1307)", L’Église arménienne entre Grecs et Latins fin XIe – milieu XVe siècle, (dir.) I. Augé et G. Dedeyan, Paris, Librairie orientale Paul Geuthner, p. 170-171.
(5) Hayton, "Relation du frère Jean Hayton", in Louis De Backer, L’Extrême Orient au Moyen-Age, d’après les manuscrits d’un Flamand de Belgique, moine de Saint-Bertin à Saint-Omer, et d’un prince d’Arménie, moine de Prémontré à Poitiers, Paris, Ernest Leroux (éd.), 1877, p. 125-255.
(6) Ibidem, p. 22-23.
(7) Ibid., p. 214 : "Mais puis que Dieu par sa pitié nous ot donné victoire contre les ennemis et nous donna grace de lessier le royaume d’Armenye en assez bon estat, tantost pensay d’accomplir mon vœu. Dont je pris congié à monseigneur le roy et aux autres mes parens et amis. Et en cellui champ meismes où Dieu nous ot donné la victoire contre les mescréans, pris mon chemin et m’en vins en Egypte. Et au moustier de Nre dame de l’Espiscopie, de l’ordre de Prémonstré, receux-je habit de religion, à ce que je qui avoye esté longtemps chevalier au monde reffusan les pompes de cest siècle, pensé servir en humilité le remenant de ma vie à Nostre Seigneur Jhésu-Crist. Et ce avint en l’an Nre Seigneur, mil. CCC. Et V. graces et mercies à Nre Seigneur rens ".
(8) En réalité, la fréquence des rapports qu’établit l’Arménie avec l’île de Chypre dès le XIIIe siècle fait prévaloir l’hypothèse du couvent chypriote. Voir à ce propos Gérard Dedeyan, "Les Arméniens au Liban. Xe-XIIIe siècle)", Le Comté de Tripoli. État multiculturel et multiconfessionnel (1102-1289), (dir.) G. Dedeyan et K. Rizk, Paris, Geuthner, p. 97.
(9) Hayton, Flos historiarum terre Orientis, éd. cit., p. 362-363.
(10) Prince Hayton, "La fleur des histoires de la terre d’Orient", traduction de Christiane DELUZ, Croisades et pèlerinages. Récits, chroniques et voyages en Terre sainte XIIe-XVIe siècle, (dir.) Danielle Régnier Bohler, Paris, Robert Laffont, 1997-2002, p. 803.
(11) Louis De Backer, L’Extrême Orient au Moyen-Age, d’après les manuscrits d’un Flamand de Belgique, moine de Saint-Bertin à Saint-Omer, et d’un prince d’Arménie, moine de Prémontré à Poitiers, op. cit., Introduction, p. 22-23.
(12) Hayton, Flos historiarum terre Orientis, éd. cit., livre III, chap. XLV, p. 334.
(13) Ibidem.
(14) Voir à cet effet l’article de Gérard Dedeyan, "Principautés autonomes et territoires asservis en Grande Arménie", Histoire du peuple arménien, VIII - Le temps de la croisade (fin XIe-fin XIVe siècle), (dir.) G. Dedeyan,Toulouse, éditions Privat, 2007, p. 327-336.
(15) Prince Hayton, "La fleur des histoires de la terre d’Orient", trad. cit., p. 807 : "C’est le texte français qui est premier, sauf pour la quatrième partie, concernant la croisade [...] Hayton a ajouté, à la demande du pape, un projet de croisade rédigé en latin, puis traduit en français".
(16) Hayton, Flos historiarum terre Orientis, éd. cit., p. 255.
(17) Ibidem.
(18) Louis De Backer, L’Extrême Orient au Moyen-Age, d’après les manuscrits d’un Flamand de Belgique, moine de Saint-Bertin à Saint-Omer, et d’un prince d’Arménie, moine de Prémontré à Poitiers, op. cit., p. 22-27.
(19) Marco Polo, Le devisement du monde, t. 1, "Départ des voyageurs et traversée de la Perse", (éd.) Philippe Ménard, Genève, Droz, 2001, p. 117.
(20) Jacques De Vitry, Lettres de la Cinquième Croisade, texte latin établi par Robert Burchard Constantijn Huygens et traduit par Gaston Duchet-Suchaux, Turnhout, Brepols, 1998. L’Histoire des Croisades, traduction de l’Historia Orientalis de Guizot et publiée dans la Collection des mémoires relatifs à l’histoire de France, Paris, J.-L.-J. Brière, 1825.
(21) Louis De Rochechouart, "Journal de voyage à Jérusalem édité par Camille Couderc", Revue de l’Orient latin, vol. 1, 1893, p. 168-274.
(22) Voir à cet effet Marie-Anna Chevalier qui commente ce détail dans Les ordres religieux-militaires en Arménie cilicienne. Templiers, hospitaliers, teutoniques et Arméniens à l’époque des croisades, Paris, Geuthner, 2009, p. 299.
(23) Hayton, Flos historiarum terre Orientis, éd. cit., livre IV, chap. XX De comodis primi passagii, p. 356-357. Lire aussi l’article d’Angus Stewart, "Alliance with the Tartars : The Armenian Kingdom, the Mongols and the Latins", La Méditerranée des Arméniens (XIIe-XIVe siècle), (dir.) C. Mutafian Paris, Geuthner, 2014, p. 207-229.
(24) Hayton, Flos historiarum terre Orientis, éd. cit., livre IV, chap. XX, p. 356.
(25) Cf. Gérard Dedeyan, "Les Arméniens au Liban. Xe-XIIIe siècle)", art. cit., p. 86-90.
(26) Hayton, Flos historiarum terre Orientis, éd. cit, livre IV, chap. XV, p. 352 : Coram vobis palam reor, pater Sanctissime, me non esse scientie competentis ad consulendum tanto negocio […] Puis, au même chapitre : juxta ergo meam parvam cognitionem.
(27) Hayton, Flos historiarum terre Orientis, éd. cit., Livre IV, chap. IX, p. 267-268.
(28) Sur la nature politique ou religieuse et les objectifs de la mission dont Louis IX investit Guillaume de Rubrouck, voir Jean Richard, "Sur les pas de Plancarpin et de Rubrouck : la lettre de saint Louis à Sartaq", Croisés, missionnaires et voyageurs, Londres, Variorum Reprints, 1983, p. 49-61. Voir aussi du même auteur La Papauté et les missions d’Orient au Moyen-Âge (XIIIe-XVe siècles), Rome, École française de Rome, 1998, p. 69-86.
(29) Guillaume De Rubrouck, "Voyage de Guillaume de Rubruquis", Voyages en Asie au XIIIe siècle. Guillaume de Rubruquis envoyé de saint Louis, et Marco Polo marchand vénitien, (dir.) E. Muller, Paris, 1888, p. 23-143. Muller reproduit la traduction française qu’établit vers 1660 le géographe Pierre Bergeron.
(30) Claude Mutafian, Le Royaume arménien de Cilicie XIIe-XIVe siècle, op.cit., p. 54-60.
(31) Cf. Reuven Amitai, "Dangerous Liaisons : Armenian-Mongol-Mamluk Relations (1260-1292)", La Méditerranée des Arméniens (XIIe-XIVe siècle), (dir.) C. Mutafian, Paris, Geuthner, 2014, p. 191-206.
(32) Claude Mutafian, Le Royaume arménien de Cilicie XIIe-XIVe siècle, op.cit., p. 56.
(33) Martiniano P. Roncallia, "L’Arménie de Cilicie et les croisés après la chute d’Acre (1291)", Parole de l’Orient, Université Saint-Esprit de Kaslik, CEDLUSEK, 1999, vol. XXIII, 3-12, p. 203-208.
(34) Claude Mutafian, L’Arménie du Levant (XIe-XIVe siècle), t. 1, Paris, Les Belles Lettres, 2012, respectivement p. 112-170, et p. 171-224.
(35) Marino Sanudo, Liber secretorum fidelium Crucis, super Terræ Sanctæ recuperatione et conservatione, t. 2 de l’Orientalis Historiæ, Hanovre, Typis Wechelianis, apud heredes Ioannis Aubrii, 1611.
(36) Ibidem, livre III, 13e partie, chap. VI, p. 236, l. 42-55.
(37) Ibid., p. 237, l. 2-7.
(38) Voir Peter Halfter, "L’Église arménienne entre la papauté et les Byzantins aux XIIe et XIIIe siècles", L’Église arménienne entre Grecs et latins, fin XIe siècle – milieu XVe siècle, (dir.) I. Augé et G. Dedeyan, Paris, Geuthner, 2009, p. 63-78. D’autres précisions, concernant les Arméniens de Chypre à l’époque des Lusignan, sont apportées par Nicholas Coureas, "Between the Latins and native tradition : The Armenian in Lusignan Cyprus, 1191-1473", L’Église arménienne entre Grecs et latins, fin XIe siècle – milieu XVe siècle, op. cit, p. 205-214.
(39) Jean Richard, "Les papes d’Avignon et l’évangélisation du monde non-latin à la veille du grand schisme", Croisés, missionnaires et voyageurs, Londres, Variorum Reprints, 1983, XVI, p. 305.
(40) Jean Du Plancarpin, Historia Mongalorum quos nos Tartaros appellamus, frère mineur et légat du Saint-Siège en Tartarie pendant les années 1245, 1246, 1247 ; Relation des Mongols ou Tartares, introduction de Marie Armand d’Avezac, Paris, Librairie géographique de Arthus-Bertrand, 1838.
(41) Jean Du Plancarpin, Historia Mongalorum quos nos Tartaros appellamus, éd. cit., chap. III, §. I, De cultu Tartarorum, p. 222.
(42) Hayton, Flos historiarum terre Orientis, éd. cit., livre IV, chap. II, p. 341-342 : Potentia soldani Egipti parva est peditum armatorum, equitum tamen est plurimum copiosa [...] Potencia exercitus Babilonie circa XXm equitum potest esse, ex quibus aliqui in arte armorum periti et strenui bellatores.
(43) Jean Richard, "Le financement des croisades", Francs et Orientaux dans le monde des croisades, Aldershot, Ashgate Publishing, Variorum reprints, 2003, IV, p. 63-71. Voir aussi du même auteur "Le transport Outre-Mer des croisés et des pèlerins (XIIe-XVe siècle)", Croisades et États latins d’Orient, Aldershot, Ashgate Publishing, Variorum, 1992, VII, p. 27-44.
(44) Id.,"Le financement des croisades", art. cit., p. 63.
(45) Hayton, Flos historiarum terre Orientis, éd. cit., livre IV, chap. XIX, p. 355 : Cujus copie quantitatem sufficientem esse judico, in presenti, mille militum, X galearum et trium milium peditum armatorum.
(46) Ibidem, livre IV, chap. XXI, p. 357 : Sunt enim in monte Libani christiani pedites, arcarii valde boni, circa XLm, qui libenter subsidium et juvamen impenderent peregrinis, qui multociens fuerunt rebelles soldano et sue genti dampna plurima intulerunt.
(47) Guillaume De Tyr, Willelmi Tyrensis archiepiscopi Chronicon, (éd.) Robert Burchard Constantijn Huygens, Turnhout, Brepols, 1986, livre XXII, chap. 9, p. 1018 : Erat autem huius populi turba non modica, sed que XL milium dicebantur excedere quantitatem, qui per Bibliensem, Botriensem et Tripolitanum episcopatus iuga Libani et montis devexa, ut prediximus, inhabitabant, erantque viri fortes et in armis strenui.
(48) Louis De Rochechouart, "Journal de voyage à Jérusalem édité par Camille Couderc" éd. cit., chap. IV, p. 257 : quinquaginta milia hominum habitancium prope juga Libani, in provincia Phenicis.
(49) Hayton, Flos historiarum terre Orientis, éd. cit., livre IV, chap. XV, p. 352 : Coram vobis palam reor, Pater Sanctissime, me non esse scientie competentis ad consulendum tanto negocio, sicut esse dignoscitur passagium Terre Sancte.
(50) Ibidem, livre IV, chap. XXII, p. 358.
(51) Jean Richard, "La Croisade de 1270, premier passage général ?", Croisades et États latins d’Orient, op.cit., VI, p. 510-511. Voir également Arturo Magnocavallo, Marin Sanudo il Vecchio e il suo progetto di Crociata, Bergame, Istituto Italiano d’arti grafiche, 1901, p. 52-53.